Expression cycliste N°4

AVOIR LA POMPE : être incapable de suivre l'allure des concurrents, après avoir trop fourni d'efforts. Le coureur ayant la "pompe" sera irrémédiablement lâché, et n'aura pas les ressources suffisantes pour terminer. Cette attitude traduit un manque de condition, ou une mauvaise répartition des efforts en fonction de la course.

AVOIR LA SELLE DANS LE TROU DU CUL : être à la tâche. Produire un effort au-dessus de ses possibilités, en recherchant le plus d'efficacité dans les jambes, en s'asseyant à l'avant de la selle (voir "faire du bec de selle").

AVOIR LA SOCQUETTE EN TITANE : expression synonyme de la précédente, qui fait référence à ce métal particulièrement léger.

AVOIR LA SOCQUETTE LEGERE : cette expression traduit la facilité avec laquelle le coureur pédale. Sans grands efforts, il participe à toutes les actions de la course. Cela dénote une bonne condition physique.

AVOIR LE COMPTEUR BLOQUE : ne pas pouvoir passer la vitesse supérieure, ce qui permettrait de faire la différence. Se dit aussi du coureur qui suit facilement jusqu'à une vitesse donnée, et qui est irrémédiablement lâché, dès que le peloton accélère. On dit aussi que le coureur plafonne
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 06:40

Expression cycliste N°3

AVOIR LA FRITE : se sentir bien, non seulement pour contrer les attaques, mais aussi pour provoquer son adversaire, sans fournir de trop gros efforts.

AVOIR LA GICLETTE : se sentir des fourmis dans les jambes, et être prêt, à tout moment à gicler du peloton. Cela dénote une grande forme.

AVOIR LA GUEULE DANS LE VENT : ne pas savoir s'abriter, et rouler en étant toujours face au vent, ne pas rechercher systématiquement l'abri, lorsqu'il se présente, et fournir des efforts contre le vent. Cette façon de courir sera préjudiciable pour la suite de la course, car le coureur ne pourra pas suivre l'allure du peloton, ayant trop puisé dans ses réserves.

AVOIR LA PANCARTE DANS LE DOS : cette expression s'applique en règle générale au favori de l'épreuve, ou au leader de la compétition. Cette position qui le distingue dans le peloton, lui vaudra des attaques incessantes de ses adversaires et ne lui permettra pas de tenter facilement une action déterminante. Ce n'est pas la situation rêvée, mais c'est aussi la rançon de la gloire.

AVOIR LA PECHE : être dans les mêmes conditions que lorsqu'on a le coup de pédale, de savate ou que l'on a la frite.

# Posté le mardi 23 juin 2009 06:40

Expression cycliste N° 2

AVALER UNE BOSSE : être en très bonne condition, et n'éprouver aucun difficulté à franchir les obstacles représentés par de petites côtes, voire même des cols de troisième ou quatrième catégorie se jouer des difficultés, sans avoir besoin d'employer le dérailleur pour changer debraquet, ni de s'employer à fond.

AVOIR DE LA LAINE SOUS LES ONGLES : le coureur victime d'une telle accusation est celui qui a tenté, lors d'un sprint, de gagner en s'accrochant délibérément au maillot de son adversaire, se servant de cet appui, pour se propulser en avant. Cette expression n'est plus de mode, en raison des nouveaux matériaux utilisés pour la fabrication des maillots, la laine ayant disparue, mais elle dit bien ce qu'elle veut dire.

AVOIR DU MONDE SUR LE TOIT : cela signifie, qu'à la suite d'une chute, beaucoup de coureurs gisent sur la route, parmi les vélos entremêlés.

AVOIR GRAND : utiliser un développement trop important, en fonction du terrain sur lequel évolue le coureur. Il fatigue, et s'il veut rester avec les autres, il devra adopter un développement plus petit, afin de pédaler plus souplement (voir "mettre une dent de moins")

AVOIR LA FRINGALE : avoir faim. Le coureur victime de la fringale est le coureur qui n'a pas su s'alimenter en fonction du parcours de l'épreuve. Son organisme brûle toutes les calories, en raison de l'effort fourni ; le coureur est sans force et ne peut suivre l'allure du peloton.

# Posté le lundi 22 juin 2009 06:42

Expressions cycliste !

ACCROCHER (S') : Tenter de rester dans le peloton, à un moment où le coureur essuie une défaillance. En puisant dans ses réserves, il produit un effort et s'accroche pour éviter d'être lâché.

AJUSTER : Venir battre sur la ligne un adversaire qui croyait avoir course gagnée. Lors d'un sprint, venir de l'arrière en puissance et jeter le vélo sur la ligne pour la franchir le premier.

ALLER AU BOUT : S'échapper du peloton et résister à sa poursuite jusqu'à l'arrivée. Cette façon de faire s'applique aussi bien à un coureur solitaire qu'à un groupe de coureurs. Dès lors que l'écart entre eux et le peloton est conséquent, on peut penser que l'échappée ira au bout.

ALLUMER LES PHARES : s'emploie pour un coureur qui a sûrement fait appel à des subterfuges. Son regard, au moment du départ ne trompe pas, ce qui fait dire au suiveur averti qu'il a dû allumer les phares.

AUTOBUS : l'autobus apparaît généralement dans les épreuves de montagne. Il désigne un groupe de coureurs attardés qui roulent ensemble, afin de progresser et arriver dans les délais. Il y a toujours un spécialiste qui aura la charge de se renseigner sur le retard accumulé par les coureurs et de régler l'allure en conséquence. Ils doivent faire en sorte d'arriver ensemble, pour le cas où ils seraient hors-délais, ceci afin d'influencer la décision du jury, et d'éviter l'élimination.

# Posté le vendredi 19 juin 2009 06:45